Compte-rendu assemblée générale du 13 avril 2006

vendredi 14 avril 2006.
 

Compte-rendu assemblée générale du 13 avril 2006 (AG commune étudiants/personnels)

Ordre du jour :

Vote de la tribune, de ses droits et de l’ODJ Point coordination nationale Point mobilisation Point comité de suivi Point prochaines échéances Point coordination francilienne Motion Débat Élection des délégués pour la coordination nationale Votes

Vote de la tribune, de ses droits et de l’ ODJ : Vote de la tribune : accepté Vote de l’ordre du jour : accepté Vote pour que la tribune participe aux débats : accepté Vote pour que la tribune puisse voter : accepté

Point coordination nationale : - lecture de l’appel de Lyon qui va être modifié aux vues des évènements de la semaine.

Point mobilisation : (Présenté par Romain) - il faut répéter que ce repli du gouvernement constitue une victoire bien que ceci n’est qu’une infime partie de nos revendications. - ceci va enfin donner confiance aux gens qui étaient sceptiques quant à nos chances de victoire car rappelons-le tous les mouvements sociaux de ces 4 dernières années se sont soldés par des échecs. - la tentative de « tatcherisation » a reculé pour le moment. - les mobilisés aux seins des universités sont convaincus que c’est contre un projet global que nous nous battons ce qui est moins clair pour les personnes qui ne viennent que lors des manifestations. - Il faut que convaincre qu’un rapport de force a bien été créé face au gouvernement grâce à l’ampleur du mouvement. - maintenant il faut que l’on se tourne encore plus vers les salariés. - il faut voir aussi que les déblocages de certains sites ne sont votés que par une courte avance. Rennes II débloquée lundi et reconduit le blocage mercredi soir. - il faut relancer le travail de massification du mouvement - des questions se posent aujourd’hui : l’organisation de l’AG du lundi 24 avril car elle sera sans aucun doute la plus massive. La question sur la répression des mouvements sociaux avec les comparutions immédiates injustifiées ainsi que la demande d’amnistie ou encore les examens.

Point comité de suivi : Présenté par D. Faroult (enseignant) pour la commission “revendications” de Paris 3 : (Cette commission a pris l’initiative de déborder sa fonction initiale pour préparer cette proposition de structuration durable du mouvement)

Les comités de suivi et de veille (CSV), dont le principe a été adopté par les personnels et les étudiants en lutte de Paris 3 devraient être constitués dès que possible.

Nous avons repéré 4 types de tâches qu’ils auront à assumer : 1°) suivi des pressions sur les grevistes 2°) suivi de l’égalité des étudiants face aux évaluations 3°) suivi de la répression (soutien matériel et politique aux interpellés) 4°) suivi des revendications (information / lutte / élévation de l’unité)

Au delà de chacune de ces tâches particulières, l’enjeu de ces comités est qu’une structure permanente sorte du mouvement. Des liens se sont tissés entre les personnels, entre les étudiants, entre personnels et étudiants, que nous voulons maintenir, pour continuer d’être une force sociale et politique unie et travaillant à élever son unité.

Nous devons discuter et adopter au plus vite un mode de structuration (même provisoire, même perfectible) de ces comités, afin qu’ils puissent être efficients dès les premiers jours de la rentrée qui seront en partie décisifs sur la question des modalités d’évaluation.

Idéalement, il faudrait que pour chaque UFR, voire pour chaque UE, une cellule de suivi réunisse au moins un enseignant, un ATOSS, et un ou plusieurs étudiants. Pour chaque UFR cela semble faisable, pour chaque UE, c’est plus difficile. De façon hebdomadaire, à horaires et lieux réguliers (par exemple, le mercredi à 18h dans l’un ou l’autre amphi s’ils sont disponibles, ou même sur le parvis), il faudrait tenir une assemblée de ces cellules de suivi qui mettent en commun les problèmes et les questions à traiter. Cette assemblée pourrait se doter au moins d’une commission répression et d’une commission revendications.

La première assemblée des cellules et comités de suivi pourrait se tenir le MERCRDI 26 AVRIL à 18h sur le parvis de la fac. Si nous trouvons une salle pour nous accueillir, elle sera indiquée sur le parvis.

Point prochaines échéances : (Sur ce point aussi, D. Faroult présente le travail de préparation accompli par la commission “revendications” de Paris 3)

- à débattre : dans quel esprit voterons nous la suspension de la grève dans l’unité ? Pour continuer ? Sous d’autres formes ? Lesquelles ? Suspendre la grève ne veut pas forcément dire cesser la lutte. Le plus important est de poursuivre notre démarche dans l’unité, car ça a été notre force jusqu’ici.
-  Comme d’autres qui en ont déjà parlé, nous pensons qu’il faut organiser un gigantesque barbecue pour fêter notre victoire. Même si cette victoire n’est pas totale (comment aurait-elle pu l’être ? Nous ne demandions même pas la fin de toutes les inégalités !), nous devons marquer le coup : le gouvernement a reculé devant une masse qui prenait ses affaires en main ! Une victoire ça se fête !
-  Nous proposons d’organiser à Censier, à la rentrée, un meeting/AG de bilan de la grève. Il serait bon que des commissions puissent en préparer le contenu et la tenue.
-  Date à vérifier : le CA de P3 devrait se tenir le 28 avril, et notamment décider des formalités d’évaluations. Il serait bon d’organiser un rassemblement à cette occasion pour manifester notre enthousiasme pour nos nouveaux représentants élus...
-  Robin Sanchez, membre de cette AG, doit passer en procès le vendredi 28 avril : il faudrait prévoir d’être nombreux pour assister à l’audience et/ou pour se réunir devant le palais de justice. (L’expérience prouve que les juges sont sensibles à toutes les pressions, même si, comme disait Brecht, « aucune corruption ni aucun pot de vin ne saurait leur faire rendre une justice équitable »)
-  Deux autres membres de cette AG, Ambre et Cédric, ont été victimes d’un accident de voiture. Outre qu’un cadeau ou un geste pour soutenir moralement des militants cloués sur un lit d’hôpital pendant la fin d’un mouvement qu’il n’ont pas peu contribué à animer s’impose, il y aura peut-être besoin de les soutenir financièrement pour palier aux limites des assurances. La solidarité est à organiser.

Point coordination francilienne : - le système du bureau francilien a été abandonné remplacé par un système de référents qui sont présents et révocables à chaque coordination dans les différentes universités de la région. - un bilan sur la semaine a été fait ainsi que le programme à venir. - la question de la mobilisation a été posée. - une réflexion sur les méthodes de répressions a été faite et force est de constater qu’avec le temps elles deviennent de plus en plus agressives et dangereuses à mesure que le nombre de manifestants se réduit lors des actions ou des manifestations. - une AG interfac prévue à Nanterre 14h - seule une personne non syndiquée et non politisée pourra se présenter comme porte-parole de cette coordination nationale. Gaelle de Javelot a été élue. - actions : sit-in mardi, un flash mob au Louvre, un pique-nique avec les sans papiers, occupation d’une université. - à la suite de l’AG inter pro, une manifestation en direction du TGI sera lancée.

Débat : Marie : pense que le mouvement va sans doute continuer mais pas de la même façon. Elle rappelle l’importance de l’AG du 24 avril et qu’il serait bon pour nous de construire des alternatives aux politiques imposées par le gouvernement.

Bladi : n’est pas aussi pessimiste car on ne sait pas ce qui va se passer à cette AG. Ajoute que les comités de suivi et de veille vont avoir un rôle essentiel dans la suite des évènements pour les étudiants ainsi que pour l’ensemble des personnels. De plus, les actions coup de poing ne doivent pas s’arrêter là.

Philippe : a passé une semaine en Italie à la demande d’étudiants qui suivent notre mouvement depuis le début. Explique que là-bas des centres sociaux existent et servent de lieu d’échange sur les questions politiques. Car chez eux des réformes bien pire que le CPE sont passées mais ils n’ont pas réussi à se battre. Enfin, beaucoup d’étudiants feront le voyage à paris pour défiler à nos côtés le 1er mai.

Une enseignante : prend la parole concernant les examens et rappelle que le ministre de l’éducation ne peut pas intervenir sur ce sujet car cela ne concerne uniquement les administrations au niveau des universités. Aucun texte de loi ne lui permet de faire la moindre intrusion dans le calendrier. Pour le CU et le CA, ils doivent statuer tous les deux et imposer ces modalités car les personnels sont encore divisés à ce sujet.

Mathilde : propose de reporter les examens en septembre.

Claire N (enseignante, SNESUP) : il n’y aura pas de déficit intellectuel car quoi qu’il se passe tous les enseignements seront étaler sur les prochains semestres ainsi le diplôme délivré en fin de cursus ne sera pas vide de contenu. La formation délivrée sera donc complète et l’examen aura toute sa valeur.

Romain : les actions coup de poing doivent revenir ce qui est important pour remassifier le mouvement. De plus, il veut que les examens soient reporter en septembre car cela inégalitaire de les faire en juin sachant que l’ensemble des mobilisés n’ont pas eu le temps de travailler autant que les autres.

Caroline : ne veut pas d’examen en juillet

Marie : pour elle il faut arrêter de dire que le noyau est aussi dur et qu’il ne fait pas rêver en ce qui concerne septembre.

Erelle : partage le point de vue de Marie. Si jamais le blocage est lever il va falloir que chacun prenne rapidement contact avec ses professeurs.

Élie : notre victoire est l’aboutissement de deux mois de lutte et ceci doit au contraire nous donner encore plus confiance, nous donner envie de continuer à nous battre contre le gouvernement de Villepin. C’est la stratégie de la psychologie de groupe.

Christakis : le « pseudo repli du gouvernement n’est pas une victoire totale ». Mais il ne faut pas oublier l’essentiel qui est le rapport de force qui a été créé et c‘est ce qui un point fondamentale dans les luttes futures .

Michel Bernard (vice-président de P3) : le calendrier ne sera pas changé. Le bureau universitaire se réunit vendredi 14 avril pour tenir compte de ce qui sera dit dans l’AG présente. Le vendredi de la semaine de la rentrée le CA (l’après-midi) et le CVU (le matin) se réuniront séparément pour prendre des décisions sur l’année universitaire et les examens de fin d’année. Pour lui, bloquer les accès lundi 24 ne sera pas facile car des tensions risquent d’exploser il faudrait laisser l’accès libre ce jour et ceci serait une vraie démonstration de force de notre part.

David F (Enseignant précaire) : analyse sur le mouvement : certes il est sur la phase de déclin mais c’est un processus normal. Ne partage pas l’avis de M. Bernard : le maintient du blocage lundi permettrait au contraire d’imposer aux anti-blocages qui dénient sa légitimité de votre la reprise en AG.

Manon : appuie David en argumentant en faveur du maintien du blocage lors de la journée du lundi 24 avril.

Un-e- prof : explique son admiration vis-à-vis du mouvement lancé qui a gagné à la différence des ceux qui ont eu lieu en Angleterre car les personnels avaient peur que nous n’y arrivions pas. On doit être fier de ce que l’on a obtenu.

Mathilde 2 : veut le blocage le 24 car c’est en AG que tout ce décide. Demande l’élection d’observateurs qui iront dans le CA et le CVU car elle n’a pas confiance en ceux qui y sont.

Élection des délégués pour la coordination nationale : Nos 5 délégués ont été élus et mandatés comme libres pour se rendre à la CN qui aura lieu ce week-end dans la ville de Nancy en étroite collaboration avec Metz.

Votes :

Liste des taches que devra traiter le comité de suivi et de veille (CSV) (voir ci-dessus) : accepté Structuration du comité (voir ci-dessus) : accepté Création d’un comité de lutte : annulé Réunion du CSV mercredi 26 avril à 18h sur le parvis : accepté Motion de solidarité internationale au Népal (voir ci-dessous) : accepté Rassemblement étudiant au niveau national pour traiter la questions des examens : annulé Action de diff et participation aux AG de EDF/GDF sur leur site : accepté Mandaté un étudiant par fac pour suivre le collectif anti-répression : accepté Demande de banalisation du 24 avril à l’administration : accepté Modalité de la banalisation : journée complète Faire monter le communiquer de Tours à la coordination nationale : accepté Écriture d’un compte-rendu des vacances qui sera exposé lors de l’AG du 24 : accepté Occupation d’une fac pendant la période scolaire : annulé Demander une tribune dans un quotidien national : accepté Demander aux organisations syndicales que le mouvement étudiant soit mis en tête de cortège lors du défilé du 1er mai 2006. Appel à un rassemblement européen ce même jour : accepté Faire une coordination nationale unitaire/inter lutte : accepté Prochaine AG étudiante : lundi 24 avril, 11h amphi A ou parvis (organisation à définir) Grève : reconduite Blocage : reconduit

RAPPEL : la prochaine AG des personnels est prévue : lundi 24 avril, 12h amphi B

Texte de la motion de solidarité internationale avec le peuple du Népal :

Motivation : depuis plusieurs jours la police du Népal tire sur les manifestants qui exigent le rétablissement de la démocratie. L’ensemble de l’opposition au roi participe à ce mouvement démocratique et les étudiants népalais y jouent un rôle dont l’écho nous parvient jusqu’ici par la presse. Il me semble que, dans ces conditions, le moins que nous pouvions faire était d’adopter la brève motion suivante :

Étudiants et personnels de l’université de Paris 3 réunis en assemblée générale à Censier ce 13 avril 2006, nous manifestons notre soutien à la grève générale d’opposition à la dictature monarchique au Népal. Nous condamnons vigoureusement la sanglante répression qui s’abat sur les grévistes. Aux étudiants et personnels universitaires népalais mobilisés, nous adressons un chaleureux message de solidarité. Nous demandons solennellement aux gouvernements de l’Union Européenne de rompre les relations diplomatiques avec la dictature policière du roi Gyanendra.

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